Au-delà de 2015 : le commerce équitable au coeur du développement !


28/03/2013 - "AU-DELA DE 2015" : LE COMMERCE EQUITABLE AU COEUR DES OBJECTIFS DU MILLENAIRE POUR LE DEVELOPPEMENT

En septembre 2013, les chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier se réuniront à l’ONU pour discuter des objectifs du Millénaire pour le Développement après 2015. Les organisations françaises du commerce équitable invitent les élus locaux et nationaux à signer la Déclaration conjointe « Au-delà de 2015, pour un nouveau cadre de développement durable // Le commerce équitable au cœur des objectifs du Millénaire pour le développement », qui sera remise le 11 mai (Journée mondiale du Commerce Equitable) à la délégation française présente à l’ONU en septembre 2013.

 

En 2000, 189 pays se sont engagés à lutter ensemble contre la pauvreté et pour le développement. Ils ont défini ensemble les huit objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), à atteindre à un horizon de 15 ans.

A l’approche de 2015, les gouvernements et la société civile font le bilan et construisent dès aujourd’hui le cadre mondial de développement qui succédera aux OMD au-delà de 2015.


La campagne "Fair Trade Beyond 2015"
Les acteurs de commerce équitable se mobilisent au sein de la campagne « Fair Trade Beyond 2015 » pour que le futur cadre mondial de développement s’attache à remédier durablement aux causes de la pauvreté dans le monde.

Il devra englober les trois piliers du développement durable : le social, l’environnement et l’économique. En effet, l’économie et le commerce peuvent être moteurs de développement, pourvu que les règles et les pratiques soient réformées pour soutenir des relations commerciales justes, transparentes et durables : des relations équitables.


Soutenez la campagne en signant la Déclaration !
Les acteurs du commerce équitable ont besoin de l'engagement des élus locaux et nationaux pour peser lors les négociations qui se tiendront à l’ONU. Soutenez-les en signant la Déclaration « Au-delà de 2015, pour un nouveau cadre de développement durable // Le commerce équitable au cœur des objectifs du Millénaire pour le développement ».

La liste des signataires, remise à la délégation française présente à l'ONU en septembre 2013, donnera aux organisations de commerce équitable une visibilité auprès des dirigeants politiques mondiaux.


Convaincus de la contribution du commerce équitable aux enjeux de développement, les organisations membres de la campagne « Fair Trade Beyond 2015 » s’unissent pour encourager les élus locaux et la société civile à s'engager afin que les décideurs politiques mondiaux intègrent les enjeux du commerce équitable aux objectifs du Millénaire pour le Développement.

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En savoir plus :

Agriculture sous contrat : débouchés et risques

 

Jean-François Bourque, Conseiller principal, Droit commercial et arbitrage, Section environnement des affaires, ITC
octobre 01, 2011

La production et la distribution agroalimentaires connaissent de rapides mutations, notamment sous l’influence de la croissance démographique mondiale. La population mondiale devrait atteindre 9 milliards d’ici 2050 et les terres agricoles fertiles suscitent de plus en plus de convoitises.

Dans nombre de pays, les petits lopins de terres agricoles connaissent une fragmentation rapide. En Inde, la taille moyenne des exploitations agricoles était de 2,2 hectares en 1970. Elle n’est plus que d’un hectare aujourd’hui. À l’autre extrémité de la chaîne alimentaire, le commerce de détail organisé se développe et se consolide.

Pour les gouvernements et les agences techniques comme l’ITC, une des difficultés consiste à recenser les activités génératrices de revenus pour améliorer les moyens de subsistance des petits producteurs dont les lopins de terre se réduisent comme peau de chagrin, et de fournir d’autres services nécessaires tels l’accès au crédit, au savoir-faire technologique et aux informations sur le marché.

L’agriculture sous contrat est un moyen de tisser des liens avec les agriculteurs. L’approche n’est pas nouvelle mais elle soulève d’importantes questions, tant pour les agriculteurs que pour les décideurs politiques, sur fond de crises alimentaires récurrentes et de pénurie de terres. Les agriculteurs vont être de plus en plus invités à signer ces contrats qui présentent à la fois des avantages et des inconvénients. L’agriculture sous contrat exige souvent une réglementation adéquate par les gouvernements, et les agriculteurs devraient être informés de ses avantages et de ses inconvénients.

Un accord agriculteur-entreprise

L’agriculture sous contrat (aussi appelée ‘contrat de production’) est définie comme un arrangement à durée déterminée conclu entre un agriculteur et un entrepreneur avant le début de la production, en vertu duquel l’agriculteur accepte de vendre ou de livrer à l’entrepreneur une culture donnée cultivée sur un lopin de terre précis et d’une manière particulière, en échange de quoi l’entrepreneur accepte de payer l’agriculteur selon des modalités données et à une date convenue. L’agriculture sous contrat n’est pas uniquement un modèle de développement, mais les agriculteurs devraient être informés et formés à ces contrats qui se multiplient. Ils portent fréquemment sur des produits tels les tomates, les concombres et la volaille.