Les acteurs de commerce équitable changent de ton !


24/04/2013 - QUINZAINE DU COMMERCE EQUITABLE 2013 : LES ACTEURS DU COMMERCE EQUITABLE CHANGENT DE TON !

A l'occasion de la Quinzaine du Commerce Equitable 2013, du 4 au 19 mai, les membres de la Plate-Forme pour le Commerce Equitable proposent une campagne de communication au ton décalé. Face à la montée en puissance du web 2.0, ils ont décidé de jouer la carte de l'humour et de toucher un public a priori non sensibilisé au commerce équitable, grâce à deux anti-héros de la consommation responsable : Victor et son chat. Ces deux personnages, que l'on trouve sur l'affiche officielle de la Quinzaine du Commerce Equitable, sont aussi les protagonistes d'une vidéo de deux minutes qui présente de plus près leurs mésaventures...

 

Comme tout le monde, Victor veut s'assurer de la provenance et de la qualité de ce qu'il consomme... Comme tout le monde, il trouve normal de rémunérer correctement les petits producteurs... Alors un jour, il a décidé de changer !


La découverte du commerce équitable... selon Victor et son chat
Le parti pris des membres de la PFCE est de présenter la démarche de commerce équitable sous un nouveau jour : pas de message moralisateur, le choix qui est fait est celui de l'humour ! Nous suivons tour à tour les différentes idées de Victor pour connaître les conditions de production de ce qu'il consomme... Des idées imaginatives mais pas vraiment simples à mettre à pratique !


Le commerce équitable comme une alternative pertinente dans le contexte actuel
Les récents scandales de l'agro-alimentaire et les conséquences sociales de la course aux bas prix renforcent les attentes des citoyens en faveur de modes de production et de consommation plus durables et responsables.

A l'occasion de la Quinzaine du Commerce Equitable 2013, les acteurs de commerce équitable ont un message clair à faire passer : il existe un moyen SIMPLE de s'assurer des conditions de production des produits que nous consommons tous les jours ! Des entreprises engagées proposent des produits de qualité qui respectent à la fois les producteurs, la planète et les consommateurs. Ces produits sont du commerce équitable, ils se trouvent dans les endroits où nous faisons nos courses régulièrement, il suffit de savoir les repérer grâce aux labels !


Produire votre propre café ? Dresser votre chat à chasser le dîner ? Il y a plus simple pour vous assurer des conditions de production de ce que vous consommez ! Consommez équitable, et contribuez ainsi à un monde plus juste et respectueux des Hommes et de leur environnement !

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En savoir plus :

Agriculture sous contrat : débouchés et risques

 

Jean-François Bourque, Conseiller principal, Droit commercial et arbitrage, Section environnement des affaires, ITC
octobre 01, 2011

La production et la distribution agroalimentaires connaissent de rapides mutations, notamment sous l’influence de la croissance démographique mondiale. La population mondiale devrait atteindre 9 milliards d’ici 2050 et les terres agricoles fertiles suscitent de plus en plus de convoitises.

Dans nombre de pays, les petits lopins de terres agricoles connaissent une fragmentation rapide. En Inde, la taille moyenne des exploitations agricoles était de 2,2 hectares en 1970. Elle n’est plus que d’un hectare aujourd’hui. À l’autre extrémité de la chaîne alimentaire, le commerce de détail organisé se développe et se consolide.

Pour les gouvernements et les agences techniques comme l’ITC, une des difficultés consiste à recenser les activités génératrices de revenus pour améliorer les moyens de subsistance des petits producteurs dont les lopins de terre se réduisent comme peau de chagrin, et de fournir d’autres services nécessaires tels l’accès au crédit, au savoir-faire technologique et aux informations sur le marché.

L’agriculture sous contrat est un moyen de tisser des liens avec les agriculteurs. L’approche n’est pas nouvelle mais elle soulève d’importantes questions, tant pour les agriculteurs que pour les décideurs politiques, sur fond de crises alimentaires récurrentes et de pénurie de terres. Les agriculteurs vont être de plus en plus invités à signer ces contrats qui présentent à la fois des avantages et des inconvénients. L’agriculture sous contrat exige souvent une réglementation adéquate par les gouvernements, et les agriculteurs devraient être informés de ses avantages et de ses inconvénients.

Un accord agriculteur-entreprise

L’agriculture sous contrat (aussi appelée ‘contrat de production’) est définie comme un arrangement à durée déterminée conclu entre un agriculteur et un entrepreneur avant le début de la production, en vertu duquel l’agriculteur accepte de vendre ou de livrer à l’entrepreneur une culture donnée cultivée sur un lopin de terre précis et d’une manière particulière, en échange de quoi l’entrepreneur accepte de payer l’agriculteur selon des modalités données et à une date convenue. L’agriculture sous contrat n’est pas uniquement un modèle de développement, mais les agriculteurs devraient être informés et formés à ces contrats qui se multiplient. Ils portent fréquemment sur des produits tels les tomates, les concombres et la volaille.