Un hors série à savourer...


15/05/2013 - UN HORS SERIE A SAVOURER...

A l'occasion de la Quinzaine du Commerce Equitable 2013, le magazine Altermondes consacre un hors série au commerce équitable. La parole est donnée à de multiples acteurs engagés pour nourrir le débat et montrer la pertinence de ce système porté par des valeurs de solidarité et de transparence. Un numéro à mettre entre toutes les mains, il apportera des réponse à la fois à ceux qui sont déjà sensibilisés au commerce équitable et à ceux qui restent sceptiques face à cette démarche.


Interroger une démarche qui a profondément évolué
Le commerce équitable a profondément évolué depuis ses débuts. Le hors série se propose ainsi de préciser la pertinence du commerce équitable dans le contexte de crises actuel, puis il s'intéresse de plus près aux organisations de producteurs. Le rôle que chacun - consommateurs, citoyens, élus... - peut jouer est abordé. Le hors série conclut sur les synergies à favoriser entre le commerce équitable et la sphère politique.


Idées reçues : opération déminage !
"Quelle garantie a-t-on que le producteur bénéficie réellement du prix payé par le consommateur ?", "Est-ce durable de consommer des produits du bout du monde ?"... S'il est bien connu du grand public, le commerce équitable suscite cependant des interrogations chez les consommateurs, ce qui freine certains d'entre eux. C'est pourquoi ce hors série s'attaque directement aux idées reçues et propose à différents intervenants d'apporter des réponses claires et construites à celles-ci.


Un numéro réalisé avec les acteurs phares du commerce équitable
Ce hors série s'est construit en partenariat avec les acteurs phares engagés dans le commerce équitable, le développement durable et la solidarité internationale, parmi lesquels AVSF, Alter Eco, Artisans du Monde, Biocoop, CCFD-Terre Solidaire, Ethiquable, FAIR[e] un monde équitable, Max Havelaar France, la Plate-Forme pour le Commerce Equitable.



En donnant la parole à de multiples acteurs engagés, ce hors série aborde en profondeur les thèmes reliés au commerce équitable et propose une vision large de la démarche. Il permet ainsi de connaître les principes qui sont à son fondement et invite à la réflexion sur les débats et les questions qui lui sont posées à l'heure actuelle.

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En savoir plus :

Agriculture sous contrat : débouchés et risques

 

Jean-François Bourque, Conseiller principal, Droit commercial et arbitrage, Section environnement des affaires, ITC
octobre 01, 2011

La production et la distribution agroalimentaires connaissent de rapides mutations, notamment sous l’influence de la croissance démographique mondiale. La population mondiale devrait atteindre 9 milliards d’ici 2050 et les terres agricoles fertiles suscitent de plus en plus de convoitises.

Dans nombre de pays, les petits lopins de terres agricoles connaissent une fragmentation rapide. En Inde, la taille moyenne des exploitations agricoles était de 2,2 hectares en 1970. Elle n’est plus que d’un hectare aujourd’hui. À l’autre extrémité de la chaîne alimentaire, le commerce de détail organisé se développe et se consolide.

Pour les gouvernements et les agences techniques comme l’ITC, une des difficultés consiste à recenser les activités génératrices de revenus pour améliorer les moyens de subsistance des petits producteurs dont les lopins de terre se réduisent comme peau de chagrin, et de fournir d’autres services nécessaires tels l’accès au crédit, au savoir-faire technologique et aux informations sur le marché.

L’agriculture sous contrat est un moyen de tisser des liens avec les agriculteurs. L’approche n’est pas nouvelle mais elle soulève d’importantes questions, tant pour les agriculteurs que pour les décideurs politiques, sur fond de crises alimentaires récurrentes et de pénurie de terres. Les agriculteurs vont être de plus en plus invités à signer ces contrats qui présentent à la fois des avantages et des inconvénients. L’agriculture sous contrat exige souvent une réglementation adéquate par les gouvernements, et les agriculteurs devraient être informés de ses avantages et de ses inconvénients.

Un accord agriculteur-entreprise

L’agriculture sous contrat (aussi appelée ‘contrat de production’) est définie comme un arrangement à durée déterminée conclu entre un agriculteur et un entrepreneur avant le début de la production, en vertu duquel l’agriculteur accepte de vendre ou de livrer à l’entrepreneur une culture donnée cultivée sur un lopin de terre précis et d’une manière particulière, en échange de quoi l’entrepreneur accepte de payer l’agriculteur selon des modalités données et à une date convenue. L’agriculture sous contrat n’est pas uniquement un modèle de développement, mais les agriculteurs devraient être informés et formés à ces contrats qui se multiplient. Ils portent fréquemment sur des produits tels les tomates, les concombres et la volaille.