Local et équitable, même combat !


15/05/2013 - LOCAL ET EQUITABLE, MÊME COMBAT !

"Plus près, plus sain, plus juste", la campagne d'Agronomes et Vétérinaires sans Frontières rappelle qu'au Sud comme au Nord, consommateurs et producteurs mènent un même combat pour une production plus respectueuse. Grâce à des graphismes qui attirent l'oeil et des mots simples, elle détaille de manière claire les enjeux auxquels nous devons répondre à l'heure actuelle.


La campagne d'AVSF brosse toute une série d'enjeux liés à la consommation et à la production, en abordant les questions du bien-être animal, des alternatives à l'utilisation de produits chimiques, du respect du travail des producteurs, de la mise en avant de la production locale...

En bonus, elle propose également un quizz pour savoir quel "conso-citoyen" nous sommes, et une animation didactique pour comprendre ce qu'est l'agroécologie, défendue par AVSF.


Des visuels qui parlent 
Le choix des visuels renvoit à notre quotidien, les messages sont transmis à l'aide d'étiquettes, en illusion à celles que l'on croise tous les jours ! Ce qui nous pousse à réfléchir sur ce qui se cache derrière les slogans que l'on voit quotidiennement : derrière un prix écrasé, quelles ont été les conditions de production ?


L'agroécologie, késako ?

AVSF défend l'agroécologie paysanne comme une réponse aux défis alimentaire, climatique, sanitaire et d'emploi en milieu rural. Comme ils l'expliquent simplement : "l'agroécologie est une agriculture qui utilise et respecte les cycles naturels : fertilité naturelle des eaux, cycles de l'eau. Elle protège la vie des sols et la biodiversité : elle associe différentes espèces cultivées dans un même champ et utilise des engrais naturels pour fertiliser la terre. Par des circuits d'échanges courts, elle rapproche les consommateurs des paysans".


Grâce à une campagne qui s'adresse à tous, AVSF nous invite grâce à des mots simples à redécouvrir les enjeux à relever en termes de production et de consommation. A diffuser largement !

__________________________________________________________________________________________________________________

En savoir plus :

Agriculture sous contrat : débouchés et risques

 

Jean-François Bourque, Conseiller principal, Droit commercial et arbitrage, Section environnement des affaires, ITC
octobre 01, 2011

La production et la distribution agroalimentaires connaissent de rapides mutations, notamment sous l’influence de la croissance démographique mondiale. La population mondiale devrait atteindre 9 milliards d’ici 2050 et les terres agricoles fertiles suscitent de plus en plus de convoitises.

Dans nombre de pays, les petits lopins de terres agricoles connaissent une fragmentation rapide. En Inde, la taille moyenne des exploitations agricoles était de 2,2 hectares en 1970. Elle n’est plus que d’un hectare aujourd’hui. À l’autre extrémité de la chaîne alimentaire, le commerce de détail organisé se développe et se consolide.

Pour les gouvernements et les agences techniques comme l’ITC, une des difficultés consiste à recenser les activités génératrices de revenus pour améliorer les moyens de subsistance des petits producteurs dont les lopins de terre se réduisent comme peau de chagrin, et de fournir d’autres services nécessaires tels l’accès au crédit, au savoir-faire technologique et aux informations sur le marché.

L’agriculture sous contrat est un moyen de tisser des liens avec les agriculteurs. L’approche n’est pas nouvelle mais elle soulève d’importantes questions, tant pour les agriculteurs que pour les décideurs politiques, sur fond de crises alimentaires récurrentes et de pénurie de terres. Les agriculteurs vont être de plus en plus invités à signer ces contrats qui présentent à la fois des avantages et des inconvénients. L’agriculture sous contrat exige souvent une réglementation adéquate par les gouvernements, et les agriculteurs devraient être informés de ses avantages et de ses inconvénients.

Un accord agriculteur-entreprise

L’agriculture sous contrat (aussi appelée ‘contrat de production’) est définie comme un arrangement à durée déterminée conclu entre un agriculteur et un entrepreneur avant le début de la production, en vertu duquel l’agriculteur accepte de vendre ou de livrer à l’entrepreneur une culture donnée cultivée sur un lopin de terre précis et d’une manière particulière, en échange de quoi l’entrepreneur accepte de payer l’agriculteur selon des modalités données et à une date convenue. L’agriculture sous contrat n’est pas uniquement un modèle de développement, mais les agriculteurs devraient être informés et formés à ces contrats qui se multiplient. Ils portent fréquemment sur des produits tels les tomates, les concombres et la volaille.