La Quinzaine du Commerce Equitable continue !


16/05/2013 - LA QUINZAINE DU COMMERCE EQUITABLE CONTINUE !

La Quinzaine du Commerce Equitable a commencé en beauté le 29 avril, avec son ouverture officielle au Palais du Luxembourg, en présence d'acteurs engagés du commerce équitable ainsi que des ministres Pascal Canfin et Benoît Hamon. Elle durera jusqu'au 19 mai : il est encore temps de prendre part à des événements près de chez vous !


Les temps forts de la Quinzaine
La Plate-Forme pour le Commerce Equitable a été partenaire de plusieurs événements qui ont rythmé la Quinzaine, parmi lesquels la Fairpride le dimanche 5 mai, sous un beau soleil de printemps ! A Paris, le défilé éthique et solidaire est parti de la place Gambetta pour arriver en fin d'après-midi au village solidaire, place Baudoyer, où étaient proposées de nombreuses animations par les acteurs de commerce équitable. Cette année, la Fairpride a également été organisée à Marseille, Nice, Metz et Boulogne sur Mer.


Le programme des prochains jours : petite sélection
Guayapi vous propose vendredi 17 mai au soir sa "WaraNight", pour une soirée équitable avec au programme cocktails exotiques, ambiance amazonienne et musiques tropicales (Paris 12ème) !

Journée bien remplie le 18 mai ! A Marseille, soyez présents au village solidaire qui a lieu toute la journée au Cours Julien, avec de nombreuses animations prévues. A Lyon, un voyage interculturel et solidaire est organisé l'après-midi dans le quartier de la Guillotière. Enfin, participez à Montpellier à un Harlem Shake solidaire et équitable !

 

Encore quelques jours pour profiter de la Quinzaine du Commerce Equitable ! Rendez-vous sur www.quinzaine-commerce-equitable.fr pour connaître les animations à venir et faire votre programme.

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En savoir plus :

Agriculture sous contrat : débouchés et risques

 

Jean-François Bourque, Conseiller principal, Droit commercial et arbitrage, Section environnement des affaires, ITC
octobre 01, 2011

La production et la distribution agroalimentaires connaissent de rapides mutations, notamment sous l’influence de la croissance démographique mondiale. La population mondiale devrait atteindre 9 milliards d’ici 2050 et les terres agricoles fertiles suscitent de plus en plus de convoitises.

Dans nombre de pays, les petits lopins de terres agricoles connaissent une fragmentation rapide. En Inde, la taille moyenne des exploitations agricoles était de 2,2 hectares en 1970. Elle n’est plus que d’un hectare aujourd’hui. À l’autre extrémité de la chaîne alimentaire, le commerce de détail organisé se développe et se consolide.

Pour les gouvernements et les agences techniques comme l’ITC, une des difficultés consiste à recenser les activités génératrices de revenus pour améliorer les moyens de subsistance des petits producteurs dont les lopins de terre se réduisent comme peau de chagrin, et de fournir d’autres services nécessaires tels l’accès au crédit, au savoir-faire technologique et aux informations sur le marché.

L’agriculture sous contrat est un moyen de tisser des liens avec les agriculteurs. L’approche n’est pas nouvelle mais elle soulève d’importantes questions, tant pour les agriculteurs que pour les décideurs politiques, sur fond de crises alimentaires récurrentes et de pénurie de terres. Les agriculteurs vont être de plus en plus invités à signer ces contrats qui présentent à la fois des avantages et des inconvénients. L’agriculture sous contrat exige souvent une réglementation adéquate par les gouvernements, et les agriculteurs devraient être informés de ses avantages et de ses inconvénients.

Un accord agriculteur-entreprise

L’agriculture sous contrat (aussi appelée ‘contrat de production’) est définie comme un arrangement à durée déterminée conclu entre un agriculteur et un entrepreneur avant le début de la production, en vertu duquel l’agriculteur accepte de vendre ou de livrer à l’entrepreneur une culture donnée cultivée sur un lopin de terre précis et d’une manière particulière, en échange de quoi l’entrepreneur accepte de payer l’agriculteur selon des modalités données et à une date convenue. L’agriculture sous contrat n’est pas uniquement un modèle de développement, mais les agriculteurs devraient être informés et formés à ces contrats qui se multiplient. Ils portent fréquemment sur des produits tels les tomates, les concombres et la volaille.