Un concours pour le développement d'entreprises de commerce équitable !


17/06/2013 - UN CONCOURS POUR LE DEVELOPPEMENT D'ENTREPRISES DE COMMERCE EQUITABLE !

A l’occasion de la Quinzaine du Commerce Equitable 2013, le ministre délégué à l’Economie sociale et solidaire, Benoît Hamon, a lancé la 5ème édition du Concours Ekilibre. Quatre prix de 5000 euros seront remis à des porteurs de projets liés au commerce équitable ou au commerce solidaire. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 3 septembre.


Avec le concours Ekilibre, le gouvernement confirme son attachement aux valeurs défendues par l’économie sociale et solidaire. Ce concours répond aux objectifs du plan d’action national en faveur de la promotion du commerce équitable.


La nouveauté 2013 : le prix "Jeun'ESS"
Trois prix s’adressent aux entrepreneurs ayant créé leur structure après le 1er janvier 1999 :
- Prix du Commerce Equitable
- Prix Coup de cœur de l’ESS pour commerce solidaire
- Prix « Jeun’ESS » pour les moins de 30 ans.

Le prix Innovation pour le commerce équitable et le commerce solidaire est ouvert, lui, à toute entreprise indépendamment de sa date de création.

Un accompagnement personnalisé à la clé
Les partenaires du concours offriront dans le cadre de leurs activités un accompagnement personnalisé aux lauréats. La PFCE mettra ainsi son expertise à disposition des lauréats des prix « Commerce Equitable » et « Innovation pour le commerce équitable et commerce solidaire ».


La PFCE soutient le concours Ekilibre, qui offre aux porteurs de projets un moyen de se faire connaître et de recevoir un appui dans le lancement et le développement de leur structure. Elle donne rendez-vous aux intéressés le 19 novembre 2013 pour la remise des prix au ministère de l’Economie.

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En savoir plus :


Agriculture sous contrat : débouchés et risques

 

Jean-François Bourque, Conseiller principal, Droit commercial et arbitrage, Section environnement des affaires, ITC
octobre 01, 2011

La production et la distribution agroalimentaires connaissent de rapides mutations, notamment sous l’influence de la croissance démographique mondiale. La population mondiale devrait atteindre 9 milliards d’ici 2050 et les terres agricoles fertiles suscitent de plus en plus de convoitises.

Dans nombre de pays, les petits lopins de terres agricoles connaissent une fragmentation rapide. En Inde, la taille moyenne des exploitations agricoles était de 2,2 hectares en 1970. Elle n’est plus que d’un hectare aujourd’hui. À l’autre extrémité de la chaîne alimentaire, le commerce de détail organisé se développe et se consolide.

Pour les gouvernements et les agences techniques comme l’ITC, une des difficultés consiste à recenser les activités génératrices de revenus pour améliorer les moyens de subsistance des petits producteurs dont les lopins de terre se réduisent comme peau de chagrin, et de fournir d’autres services nécessaires tels l’accès au crédit, au savoir-faire technologique et aux informations sur le marché.

L’agriculture sous contrat est un moyen de tisser des liens avec les agriculteurs. L’approche n’est pas nouvelle mais elle soulève d’importantes questions, tant pour les agriculteurs que pour les décideurs politiques, sur fond de crises alimentaires récurrentes et de pénurie de terres. Les agriculteurs vont être de plus en plus invités à signer ces contrats qui présentent à la fois des avantages et des inconvénients. L’agriculture sous contrat exige souvent une réglementation adéquate par les gouvernements, et les agriculteurs devraient être informés de ses avantages et de ses inconvénients.

Un accord agriculteur-entreprise

L’agriculture sous contrat (aussi appelée ‘contrat de production’) est définie comme un arrangement à durée déterminée conclu entre un agriculteur et un entrepreneur avant le début de la production, en vertu duquel l’agriculteur accepte de vendre ou de livrer à l’entrepreneur une culture donnée cultivée sur un lopin de terre précis et d’une manière particulière, en échange de quoi l’entrepreneur accepte de payer l’agriculteur selon des modalités données et à une date convenue. L’agriculture sous contrat n’est pas uniquement un modèle de développement, mais les agriculteurs devraient être informés et formés à ces contrats qui se multiplient. Ils portent fréquemment sur des produits tels les tomates, les concombres et la volaille.