"A table ! Qui manque quoi ?"


04/07/2013 - "A TABLE ! QUI MANGE QUOI ?"

Dans le cadre de sa mission d'éducation au commerce équitable, la Fédération Artisans du Monde vient de dévoiler sa nouvelle mallette pédagogique "Qui mange quoi ?". Les professeurs de collège-lycée ainsi que les associations y trouveront un outil utile pour sensibiliser leur public à la thématique de l'alimentation durable.


A la rencontre de 16 familles de 15 pays du monde
Premier atout de la mallette : le dossier pédagogique « A table », conçu pour les collèges et lycées par le Centre Régional de Documentation Pédagogique de Lorraine. Vous y trouverez un manuel adapté aux programmes scolaires français ainsi qu’un CD-rom didactique. Les photographies de 16 familles de 15 pays permettent d’aborder, grâce à des fiches détaillées, le régime alimentaire des familles du monde entier.


Le plus d'Artisans du Monde
La mallette est complétée par le manuel « Qui mange quoi ? » de la Fédération Artisans du Monde, qui analyse les problématiques actuelles liées à l’alimentation. Le contenu permet de comprendre les causes de l'insécurité alimentaire et rappelle comment le commerce équitable permet de renforcer la souveraineté alimentaire des populations.


Avec ce nouvel outil, la Fédération Artisans du Monde prouve qu’elle n’est jamais à court d’idées pour permettre à tous de s’informer et donner aux professionnels de l’éducation des moyens ludiques de sensibiliser leurs publics.

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En savoir plus :

Agriculture sous contrat : débouchés et risques

 

Jean-François Bourque, Conseiller principal, Droit commercial et arbitrage, Section environnement des affaires, ITC
octobre 01, 2011

La production et la distribution agroalimentaires connaissent de rapides mutations, notamment sous l’influence de la croissance démographique mondiale. La population mondiale devrait atteindre 9 milliards d’ici 2050 et les terres agricoles fertiles suscitent de plus en plus de convoitises.

Dans nombre de pays, les petits lopins de terres agricoles connaissent une fragmentation rapide. En Inde, la taille moyenne des exploitations agricoles était de 2,2 hectares en 1970. Elle n’est plus que d’un hectare aujourd’hui. À l’autre extrémité de la chaîne alimentaire, le commerce de détail organisé se développe et se consolide.

Pour les gouvernements et les agences techniques comme l’ITC, une des difficultés consiste à recenser les activités génératrices de revenus pour améliorer les moyens de subsistance des petits producteurs dont les lopins de terre se réduisent comme peau de chagrin, et de fournir d’autres services nécessaires tels l’accès au crédit, au savoir-faire technologique et aux informations sur le marché.

L’agriculture sous contrat est un moyen de tisser des liens avec les agriculteurs. L’approche n’est pas nouvelle mais elle soulève d’importantes questions, tant pour les agriculteurs que pour les décideurs politiques, sur fond de crises alimentaires récurrentes et de pénurie de terres. Les agriculteurs vont être de plus en plus invités à signer ces contrats qui présentent à la fois des avantages et des inconvénients. L’agriculture sous contrat exige souvent une réglementation adéquate par les gouvernements, et les agriculteurs devraient être informés de ses avantages et de ses inconvénients.

Un accord agriculteur-entreprise

L’agriculture sous contrat (aussi appelée ‘contrat de production’) est définie comme un arrangement à durée déterminée conclu entre un agriculteur et un entrepreneur avant le début de la production, en vertu duquel l’agriculteur accepte de vendre ou de livrer à l’entrepreneur une culture donnée cultivée sur un lopin de terre précis et d’une manière particulière, en échange de quoi l’entrepreneur accepte de payer l’agriculteur selon des modalités données et à une date convenue. L’agriculture sous contrat n’est pas uniquement un modèle de développement, mais les agriculteurs devraient être informés et formés à ces contrats qui se multiplient. Ils portent fréquemment sur des produits tels les tomates, les concombres et la volaille.