Le commerce équitable à la pointe en matière de transport !


01/07/2013 - LE COMMERCE EQUITABLE A LA POINTE EN MATIERE DE TRANSPORT !

Consommer des produits qui viennent de l'autre bout du monde n'est-il pas contraire à la logique de développement durable ? Les acteurs du commerce équitable sont souvent interrogés sur cet aspect. Or un constat clair a été fait : c'est en partenariat avec eux que les initiatives les plus innovantes en termes de transport durable ont vu le jour.


Un des problèmes identifié du commerce international est l’éloignement entre le lieu de production et le lieu de distribution, qui induit des coûts environnementaux importants liés au transport.


L'enjeu environnemental pousse à l'innovation
Les acteurs du commerce équitable placent l’environnement au cœur de leur démarche, c’est pourquoi ils ont toujours donné la priorité à des modes de transport ayant un impact environnemental réduit. Des sociétés de logistique ont compris cet enjeu, et des projets innovants ont vu le jour en partenariat avec des acteurs du commerce équitable.

Parmi ces solutions innovantes, citons le transport maritime par voilier, le transport fluvial par barges ou l'utilisation de camions électriques, tous beaucoup moins polluants que le transport routier et le transport aérien.


Des méthodes pour compenser les émissions de CO2
Des sociétés comme Green Supply Chain, spécialisée dans le transport fluvial, proposent également à leurs clients de compenser leurs émissions de CO2 en participant par exemple à des projets de reboisement.


La dimension environnementale est de plus en plus intégrée par les acteurs de commerce équitable et il est encourageant de voir qu'ils ont la capacité de faire changer les choses dans ce domaine.

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En savoir plus :

Agriculture sous contrat : débouchés et risques

 

Jean-François Bourque, Conseiller principal, Droit commercial et arbitrage, Section environnement des affaires, ITC
octobre 01, 2011

La production et la distribution agroalimentaires connaissent de rapides mutations, notamment sous l’influence de la croissance démographique mondiale. La population mondiale devrait atteindre 9 milliards d’ici 2050 et les terres agricoles fertiles suscitent de plus en plus de convoitises.

Dans nombre de pays, les petits lopins de terres agricoles connaissent une fragmentation rapide. En Inde, la taille moyenne des exploitations agricoles était de 2,2 hectares en 1970. Elle n’est plus que d’un hectare aujourd’hui. À l’autre extrémité de la chaîne alimentaire, le commerce de détail organisé se développe et se consolide.

Pour les gouvernements et les agences techniques comme l’ITC, une des difficultés consiste à recenser les activités génératrices de revenus pour améliorer les moyens de subsistance des petits producteurs dont les lopins de terre se réduisent comme peau de chagrin, et de fournir d’autres services nécessaires tels l’accès au crédit, au savoir-faire technologique et aux informations sur le marché.

L’agriculture sous contrat est un moyen de tisser des liens avec les agriculteurs. L’approche n’est pas nouvelle mais elle soulève d’importantes questions, tant pour les agriculteurs que pour les décideurs politiques, sur fond de crises alimentaires récurrentes et de pénurie de terres. Les agriculteurs vont être de plus en plus invités à signer ces contrats qui présentent à la fois des avantages et des inconvénients. L’agriculture sous contrat exige souvent une réglementation adéquate par les gouvernements, et les agriculteurs devraient être informés de ses avantages et de ses inconvénients.

Un accord agriculteur-entreprise

L’agriculture sous contrat (aussi appelée ‘contrat de production’) est définie comme un arrangement à durée déterminée conclu entre un agriculteur et un entrepreneur avant le début de la production, en vertu duquel l’agriculteur accepte de vendre ou de livrer à l’entrepreneur une culture donnée cultivée sur un lopin de terre précis et d’une manière particulière, en échange de quoi l’entrepreneur accepte de payer l’agriculteur selon des modalités données et à une date convenue. L’agriculture sous contrat n’est pas uniquement un modèle de développement, mais les agriculteurs devraient être informés et formés à ces contrats qui se multiplient. Ils portent fréquemment sur des produits tels les tomates, les concombres et la volaille.