Le maire de Paris s'ajoute aux signataires de la campagne "Fair Trade beyond 2015" !

 

26/07/2013 - LES MAIRIES DE PARIS ET DE STRASBOURG REJOIGNENT LA CAMPAGNE FAIR TRADE BEYOND 2015 !

La campagne continue ! Les maires de Paris et de Strasbourg s’ajoutent à la liste des élus qui, à travers le monde, ont signé la Déclaration « Le commerce équitable au-delà de 2015 – Fair Trade beyond 2015 ». Cette déclaration appelle les dirigeants du monde entier à soutenir le commerce équitable dans l’agenda post-2015 pour le développement, qui sera décidé à l’ONU en septembre 2013.


Une mobilisation aux quatre coins du globe
De nombreuses signatures ont déjà été recueillies à travers le monde : Rio de Janeiro (Brésil), Séoul (Corée du Sud), Poznan (Pologne), Malmö (Suède), New Koforidua (Ghana), Rosario (Argentine), Paris (France), Milan (Italie), Cologne (Allemagne), Kumamoto (Japon)… La liste des signataires ne cesse de s’allonger ! Retrouvez-la dans son ensemble ici.

La campagne en images ici.


Plus de 350 signatures recueillies en France
En France, où la campagne est relayée par la Plate-Forme pour le Commerce Equitable et la Fédération Artisans du Monde, plus de 350 élus de collectivités et parlementaires ont déjà signé la Déclaration.

Citons parmi eux le président du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur, le président du Conseil général du Nord ainsi que les maires de Paris, Strasbourg, Cluses, Cherbourg, Beauvais et du Puy-en-Velay.


Rendez-vous en septembre 2013 à l'ONU
La liste complète des signataires sera remise en septembre 2013 aux chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier, réunis à l’ONU pour définir le cadre mondial de développement après l’année 2015 – date à laquelle les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) arriveront à échéance.


Les acteurs du commerce équitable espèrent que grâce à cette campagne, portée par la société civile et les élus du monde entier, le commerce équitable sera reconnu par les dirigeants politiques réunis à l’ONU comme un moyen efficace de répondre aux enjeux globaux en termes de développement.

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En savoir plus :

 


Signature du maire d'Agra (Inde)

 

Agriculture sous contrat : débouchés et risques

 

Jean-François Bourque, Conseiller principal, Droit commercial et arbitrage, Section environnement des affaires, ITC
octobre 01, 2011

La production et la distribution agroalimentaires connaissent de rapides mutations, notamment sous l’influence de la croissance démographique mondiale. La population mondiale devrait atteindre 9 milliards d’ici 2050 et les terres agricoles fertiles suscitent de plus en plus de convoitises.

Dans nombre de pays, les petits lopins de terres agricoles connaissent une fragmentation rapide. En Inde, la taille moyenne des exploitations agricoles était de 2,2 hectares en 1970. Elle n’est plus que d’un hectare aujourd’hui. À l’autre extrémité de la chaîne alimentaire, le commerce de détail organisé se développe et se consolide.

Pour les gouvernements et les agences techniques comme l’ITC, une des difficultés consiste à recenser les activités génératrices de revenus pour améliorer les moyens de subsistance des petits producteurs dont les lopins de terre se réduisent comme peau de chagrin, et de fournir d’autres services nécessaires tels l’accès au crédit, au savoir-faire technologique et aux informations sur le marché.

L’agriculture sous contrat est un moyen de tisser des liens avec les agriculteurs. L’approche n’est pas nouvelle mais elle soulève d’importantes questions, tant pour les agriculteurs que pour les décideurs politiques, sur fond de crises alimentaires récurrentes et de pénurie de terres. Les agriculteurs vont être de plus en plus invités à signer ces contrats qui présentent à la fois des avantages et des inconvénients. L’agriculture sous contrat exige souvent une réglementation adéquate par les gouvernements, et les agriculteurs devraient être informés de ses avantages et de ses inconvénients.

Un accord agriculteur-entreprise

L’agriculture sous contrat (aussi appelée ‘contrat de production’) est définie comme un arrangement à durée déterminée conclu entre un agriculteur et un entrepreneur avant le début de la production, en vertu duquel l’agriculteur accepte de vendre ou de livrer à l’entrepreneur une culture donnée cultivée sur un lopin de terre précis et d’une manière particulière, en échange de quoi l’entrepreneur accepte de payer l’agriculteur selon des modalités données et à une date convenue. L’agriculture sous contrat n’est pas uniquement un modèle de développement, mais les agriculteurs devraient être informés et formés à ces contrats qui se multiplient. Ils portent fréquemment sur des produits tels les tomates, les concombres et la volaille.