Commerce Équitable
- 1:
Commerce Équitable.- 1.1:
Historique. - 1.2:
Définitions - Cadres Légaux. - 1.3:
Quels enjeux ? . - 1.4:
Réseaux d'acteurs. - 1.5:
Systèmes de garantie. - 1.6:
Impact. - 1.7:
Tourisme Équitable. - 1.8:
Quelques Chiffres.
- 1.1:
- 2:
La PFCE. - 3:
Comment agir ?. - 4:
Points de Vente. - 5:
Agenda du Commerce Equitable. - 6:
Actualités. - 7:
Centre de ressources. - 8:
Espace Membres.
Le commerce équitable en France
Le développement économique des produits issus du commerce équitable (produits alimentaires, artisanaux, textiles, cosmétiques et services) suit une forte croissance et ce notamment depuis leur introduction en grandes et moyennes surfaces.
L’évolution du chiffre d’affaires des produits majoritairement alimentaires garantis par l'ONG Max Havelaar illustre particulièrement cette tendance. Il était de 18 millions d'euros en 2001 alors qu'il dépasse les 120 millions en 2005 !
Dans le courant du premier trimestre 2006, la PFCE, en partenariat avec le Ministère des Affaires Etrangères et le cabinet Altervia Consulting, a publié une étude économique portant synthèse et analyse des flux économiques générés par le commerce équitable en France sur l’année 2004.
Cf. l'espace bibliographique.
Le commerce équitable en Europe
L’Europe est la principale destination des produits issus du commerce équitable.
Ainsi, sur les 58 000 tonnes de produits alimentaires équitables qui sont exportés à travers le monde, 22 000 le sont à destination de l’Europe. Près de 80% de la production de café équitable y est aussi distribuée.
La mobilisation et les initiatives
Ce sont près de 3 000 organisations dans 20 pays d’Europe qui se sont engagées dans la promotion et le développement du commerce équitable à titre d’activité principale.
Les produits et services y sont commercialisés via deux réseaux principaux :
- les boutiques spécialisées, autrement appelées « magasins du monde » (environ 3 200 points de vente dont 2 500 liés au réseau NEWS!),
- la grande distribution (plus de 43 000 grandes et moyennes surfaces, dont plus de 10 000 en France).
Les « meilleurs élèves »
Les leaders de la consommation équitable sont :
- le marché suisse où 47% des bananes vendues sont issues du commerce équitable,
- le marché néerlandais,
- le marché britannique où les ventes de café équitable ont atteint près de 50 millions de livres en 2004, soit 71,7 millions d’euros,
- le marché autrichien où, du fait d’une importante médiatisation, le café biologique équitable représente 70% de ce marché.
Une consommation en plein essor
Déjà en 2002, la consommation de produits « labellisés » explose dans certains pays comme la Suisse, atteignant 10,16 € par an et par habitant. En 2005, ce chiffre progresse encore et atteint 18 € par an et par habitant. La France, classée dans les « mauvais élèves » avec une consommation faible de 1,20 € par an et par habitant en 2005, rattrape peu à peu son retard. Par exemple, la consommation de café portant le logo Max Havelaar a presque doublé chaque année depuis 5 ans, passant de 495 tonnes en 2000 à 3 860 tonnes en 2004.
Quelques données internationales
Selon le PNUD, le chiffre d’affaires du commerce équitable a représenté 700 millions à 1 milliard de dollars en 2003, soit environ 0,1% du commerce européen et 0,01% des échanges mondiaux.
En bénéficient :
- directement, plus de 1 500 000 producteurs de 60 pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine,
- indirectement au total, plus de 5 millions de personnes.
Aux Etats-Unis, les points de vente du commerce équitable se développent aussi de façon importante avec 400 magasins ouverts, particulièrement à travers l’enseigne TEN THOUSAND VILLAGES qui en compte 300. Cette association, aussi présente au Canada et membre de l’IFAT, a réussi à dynamiser ses magasins en y rationalisant les gammes et en professionnalisant ses collaborateurs.
Au Canada, il existe aussi d’importantes organisations du commerce équitable. Beaucoup de torréfacteurs et de fournisseurs de café se sont regroupés au sein d’une association pour mutualiser leurs produits. Parmi eux : Alternative Grounds, Equal Exchange, Equiterre ou encore La Siembra. Cette pratique s’est étendue à d’autres secteurs comme celui du textile avec l’Ethical Trading Action Group.
Un exemple de décomposition du "prix juste"
Un producteur de bananes engagé dans la filière du commerce équitable est rémunéré en moyenne près de 3 fois plus que s’il vendait ses bananes sur le marché conventionnel. Pourtant, le consommateur en France ne paye qu’environ 10,5% de plus pour une banane équitable par rapport au prix d’une banane traditionnelle.

