Sommaire

    10 chantiers pour un Nouveau Pacte Alimentaire : Équitable, durable et accessible

    Communiqué de presse de Commerce Équitable France

    Paris, le 30 mars 2026

     

    Télécharger le communiqué de presse

     

    Les acteurs du commerce équitable se sont réunis lors de leurs Assises Nationales le 17
    mars dernier. 200 participants (entreprises, agriculteurs, ONGs, chercheurs, collectivités et
    partenaires publiques) ont convergé pour dialoguer autour de leur enjeu commun : comment
    construire un système alimentaire rémunérateur pour les producteurs, durable pour les
    écosystèmes et accessible aux consommateurs.

     

    Organisées par le collectif Commerce Équitable France et ses membres, ces Assises
    Nationale ont abouti à la définition de 10 chantiers prioritaires visant à renforcer la
    contribution du commerce équitable à l’émergence d’un Nouveau Pacte Alimentaire :
    équitable, durable et accessible.

     

     

     

    10 chantiers pour un nouveau Pacte alimentaire Équitable, durable et accessible

     

    Objectif I : LE COMMERCE ÉQUITABLE ET SES IMPACTS PLEINEMENT
    RECONNUS PAR LA PUISSANCE PUBLIQUE

     

    1/ Obtenir la reconnaissance officielle des labels de commerce équitable

     

    La reconnaissance du commerce équitable dans la loi a constitué une étape décisive pour
    structurer le secteur, notamment pour les filières françaises. Elle repose sur un socle
    commun de principes qui renforce la crédibilité des démarches, protège les acteur·rices
    engagé·es du fairwashing et consolide la confiance des consommateur·rices.

     

    Mais ce chantier reste inachevé. La loi Climat prévoit un dispositif de reconnaissance
    publique des labels privés de commerce équitable, dont la mise en œuvre tarde encore.

     

    Nous appelons aujourd’hui à une application rapide de cette disposition : les décrets sont
    prêts. Il est temps de les publier et de passer à l’action.

     

    2/ Défendre l’intégration des principes du commerce équitable dans les réglementations
    européennes

     

    Le renforcement de la voix des acteur·rices français·es du commerce équitable est essentiel
    pour peser à l’échelle européenne.

     

    Notre mobilisation vise à garantir la crédibilité des allégations de commerce équitable et de
    juste rémunération : lorsqu’un engagement est affiché, il doit être réel et vérifiable.

     

    Nous agissons également pour intégrer les principes du commerce équitable dans les
    grandes réglementations européennes (PAC, OCM, marchés publics, RSE), afin de
    promouvoir des normes plus justes, plus cohérentes et plus efficaces.

     

    Objectif II : UN COMMERCE ÉQUITABLE TOUJOURS PLUS ACCESSIBLE ET DES
    OPÉRATEURS MIEUX FINANCÉS

     

    3/ Rendre les produits équitables plus accessibles en réorientant l’action publique vers
    le soutien aux acteurs des filières

     

    Le développement du commerce équitable passe par une meilleure accessibilité des
    produits, afin d’élargir leur consommation et d’augmenter le nombre de producteur·rices
    bénéficiaires.

     

    Cela implique de soutenir les dispositifs favorisant l’accès à une alimentation équitable,
    saine et durable pour toutes et tous, comme les initiatives de sécurité sociale de
    l’alimentation.

     

    Nous portons un plaidoyer fort pour réorienter les financements publics vers les modèles de
    chaînes de valeur équitables, qui réduisent les coûts cachés pour la collectivité.

     

    Conditionnalité des aides, fiscalité, appels à projets, régulation des marges : les leviers
    existent, il faut désormais les activer.

     

    4/ Renforcer les collaborations entre les acteurs du commerce équitable et le monde de
    la finance pour accélérer les investissements dans la transition écologique

     

    Les producteur·rices et leurs organisations jouent un rôle clé dans la transition écologique,
    en France comme dans les pays du Sud. Le commerce équitable constitue un levier
    puissant pour sécuriser et orienter les investissements vers des modèles agricoles durables.
    Pourtant, ces dynamiques restent encore insuffisamment reconnues par les acteur·rices de
    la finance.

     

    Nous voulons renforcer les collaborations avec la finance à impact afin de faire émerger des
    solutions de financement adaptées, capables d’accompagner concrètement la transition
    agroécologique.

     

    Objectif III : STIMULER L’EXPANSION DE NOUVEAUX MARCHÉS POUR LES
    PRODUITS ÉQUITABLES 

     

    5/ Renforcer l’engagement des distributeurs dans le développement de l’offre de
    produits équitables et dans leur mise en valeur auprès des consommateurs

     

    Les distributeurs occupent une position stratégique dans l’accès des consommateurs et
    consommatrices aux produits équitables.

     

    Nous devons intensifier le dialogue pour obtenir des engagements plus ambitieux en matière
    de référencement, mais aussi questionner les pratiques commerciales et les politiques de
    marge qui freinent l’accessibilité. Le commerce équitable peut devenir un véritable
    partenaire des distributeurs dans leurs objectifs de durabilité.

     

    Cela passe par des actions concrètes : meilleure visibilité en rayon et en ligne, dispositifs de
    fidélité renforcés, mise en avant d’alternatives responsables à prix équivalent. L’enjeu est
    clair : rendre l’offre équitable plus lisible, plus désirable et plus accessible.

     

    6/ Booster l’intégration des produits équitables dans les menus de la restauration
    collective

     

    La restauration collective est un levier majeur pour démocratiser une alimentation de qualité,
    notamment auprès des plus jeunes.

     

    Elle constitue également une opportunité d’accélérer le développement de filières
    garantissant une juste rémunération et des pratiques respectueuses de l’environnement.

     

    Pour accompagner les objectifs de la loi Egalim, nous souhaitons :
    ● renforcer l’implication des grossistes et des plateformes
    ● structurer et rendre plus lisible l’offre
    ● accompagner les acheteurs publics dans le passage à l’action

     

    Une alimentation durable ne se limite pas aux produits locaux : elle inclut aussi les filières
    internationales équitables. Les deux approches sont complémentaires et indispensables.

     

    Objectif IV : RENFORCER NOS STRATÉGIES AU SERVICE DE L’IMPACT ET
    ACTIVER LE POUVOIR TRANSFORMATION DU COMMERCE ÉQUITABLE

     

    7/ Favoriser l’intégration des jeunes et des femmes dans les filières équitables et
    contribuer à l’attractivité des métiers agricoles

     

    Le renouvellement des générations agricoles est un enjeu majeur, en France comme dans
    les pays du Sud.

     

    Le commerce équitable contribue déjà à renforcer l’attractivité des métiers en sécurisant les
    revenus et en soutenant des dynamiques collectives. Mais il faut aller plus loin.

     

    Nous devons amplifier nos actions pour faciliter l’accès des jeunes et des femmes aux
    filières : partage d’expériences, formations ciblées, engagements structurés. Un enjeu se
    dessine : construire des filières plus inclusives et plus durables.

     

    8/ Soutenir le développement de collaborations fertiles entre entreprises équitables et
    ONGs d’appuis aux producteurs

     

    L’amélioration des performances sociales et environnementales des filières nécessite
    souvent un accompagnement technique spécifique.

     

    Les entreprises du commerce équitable ont un rôle clé à jouer en développant des
    partenariats avec des ONG et des organisations de producteurs.

     

    Ces coopérations permettent de renforcer les capacités des filières, de réduire les risques
    sociaux et environnementaux, et d’amplifier l’impact global du commerce équitable.

     

    9/ Faire connaître les atouts des référentiels du commerce équitable pour créer des
    chaînes d’approvisionnement qui respectent les droits humains et l’environnement

     

    De nombreuses entreprises restent exposées à des risques sociaux et environnementaux
    dans leurs chaînes d’approvisionnement.

     

    Face aux nouvelles exigences réglementaires (devoir de vigilance, lutte contre la
    déforestation), les référentiels du commerce équitable constituent des outils concrets et
    efficaces pour sécuriser les pratiques.

     

    Nous devons mieux faire connaître ces référentiels et renforcer les synergies avec d’autres
    initiatives (B Corp, Convention des Entreprises pour le Climat…) afin de diffuser plus
    largement ces solutions.

     

    10/ Amplifier la mobilisation citoyenne en faveur d’une consommation équitable,
    durable et accessible à tous 

     

    Mobiliser les citoyens autour d’une économie plus juste et plus durable est au cœur du
    commerce équitable.

     

    Pour renforcer cet engagement, les acteurs du secteur déploient de nombreuses initiatives :
    campagnes, programmes éducatifs, événements, rencontres avec les producteurs.

     

    Pour changer d’échelle, nous devons aller plus loin : renforcer les synergies entre
    associations et entreprises, élargir nos publics et renouveler nos approches. Pour faire du
    commerce équitable un choix accessible, visible et désirable pour toutes et tous.

     

     

    Contacts presse 

    Commerce Équitable France

    Ingrid Andriessens, Cheffe de projet Assises

    communication@commercequitable.org

     

    Econovia

    Ludovic Bayle, Attaché de presse 

    06 29 64 69 05  /  ludovic.bayle@econovia.fr 

     

    Tiffany Ikia Dimi, Attachée de presse

    06 15 44 98 74  / tiffany.ikiadimi@econovia.fr 

     

    Emma Beaune, Attachée de presse

    06 12 11 23 33 / emma.beaune@econovia.fr

     

    Télécharger le communiqué de presse