Quelques chiffres

Depuis le début des années 2000, le commerce équitable a connu un développement important en France et dans le monde, comme l’attestent la croissance des volumes de vente, la diversification de la gamme de produits et la multiplication et la consolidation des acteurs.

 

Un marché mondial qui poursuit sa progression

Dans le monde, les ventes de produits issus du commerce équitable représentent en 2012 entre 5,5 et 6 milliards d’euros, contre 1 milliard en 2003. Plus de 30 000 références sont consommées dans 70 pays consommateurs.

Dans les pays du Sud, le nombre de producteurs et de travailleurs qui bénéficient du commerce équitable augmente. Entre 2000 et 2007, FLO (Fairtrade Labelling Organisation) a multiplié par deux le nombre d’organisations labellisées.

En 2012, ce sont plus de 2 millions de producteurs et travailleurs en Afrique, Asie et Amérique Latine qui bénéficient du commerce équitable, rassemblés au sein d’environ 1 400 organisations professionnelles (coopératives, associations…) dans 75 pays. Avec leurs familles, ce sont environ 10 millions de personnes qui bénéficient du commerce équitable à travers le monde.

 

Un marché français dynamique porté par la diversification des secteurs

En France, le secteur du commerce équitable est resté dynamique face à la crise. En 2012 le commerce équitable a généré un chiffre d’affaires de 408 millions d’euros (contre 94 millions en 2004), un chiffre en croissance de 10% par rapport à 2011.

Près de 400 entreprises travaillent dans le secteur du commerce équitable en France (hors distribution) et ont créé plus de 10 000 emplois en France. La plupart des entreprises impliquées dans le commerce équitable sont des PME, dynamiques et en croissance. Nombre d’entre elle sont des entreprises pionnières des produits bio ou écologiques (dans le domaine de l’alimentaire, des cosmétiques ou encore du textile) qui approfondissent leur démarche éthique avec le commerce équitable.

Pour ces entreprises, le commerce équitable est à la fois un prolongement naturel de leur engagement environnemental ou de RSE, un outil de différentiation sur le marché, et un outil de régulation de leurs relations avec leurs fournisseurs de matière première (les producteurs). Le commerce équitable est en effet un moyen de sécuriser des approvisionnements de qualité auprès des producteurs via un mode de relations régulées en termes de prix, d’engagement sur la durée et d’accompagnement des producteurs via la structuration de leurs organisations.

Les produits alimentaires représentent 84% des ventes de produits issus du commerce équitable, mais les autres secteurs (mode et textile, artisanat, cosmétiques) se développent de manière importante. Ainsi, le textile représente en 2012 11% des ventes de commerce équitable en France. Le tourisme équitable, quant à lui, représente 5% des ventes.

Les ventes, réalisées jusqu'ici essentiellement dans la grande distribution, sont désormais portées par la consommation hors domicile (hôtellerie et restauration, distribution automatique, achats professionnels, restauration collective) et les réseaux de distribution bio : en 2012, seulement 42% des ventes se font en grandes et moyennes surface tandis que 35% du chiffre d’affaires du commerce équitable est issu de la consommation hors domicile, et 15% des magasins bio.

L’achat équitable en milieu professionnel est en constante progression ces dernières années. Il apparaît aujourd’hui comme un levier d’achats important et prometteur. En effet, 78% des salariés sont fiers de leur entreprise, et la considèrent comme étant responsable lorsqu’elle achète des produits issus du commerce équitable (TNS Sofres et Max Havelaar France oct. 2009).

 

Des consommateurs mieux informés mais qui achètent encore peu

La notoriété du commerce équitable est aujourd’hui très forte : 99% des Français connaissent le commerce équitable (IPSOS juillet 2011) alors qu’ils n’étaient que 9% en 2000. La démarche bénéficie par ailleurs d’un fort capital de sympathie : les Français se sentent proches de la démarche et 78% d’entre eux formulent des appréciations positives sur le commerce équitable (sources : Ipsos 2008 et BVA 2012).

La consommation des Français se développe : de 3,30 euros par habitant et par an en 2006, le panier moyen des Français en commerce équitable est passé à 6,24 euros en 2012, bien au-delà de nos voisins espagnols (0,60 euros) ou allemands (6,10 euros) !

Il reste cependant une forte marge de progression pour développer la consommation équitable : en Suisse et en Grande-Bretagne, les consommateurs ont dépensé respectivement 41 euros et 34,5 euros pour des produits issus du commerce équitable en 2012. Dans certains pays d'Europe, les produits du commerce équitable ont atteint des parts de marché très importantes : en Suisse par exemple, 50% des bananes vendues sont équitables.

 

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